Grégory Vacher : « J'aimerais faire un peu de radio, un peu de télé, un peu de cinéma. »
Kévin - Au départ, vous n'étiez pas du tout dans le monde de la radio. Pourquoi vous être dirigé vers ce métier ?
Vacher - Parce que j'ai toujours voulu travailler dans l'humour. A la base, j'étais étudiant en BTS à Bordeaux, et j'avais envie de faire de la scène, de la télé ou de la radio. Donc je me suis filmé en train de faire des sketchs et j'ai envoyé les vidéos à plein d'animateurs télé et radio, et le premier à me répondre a été Manu Levy qui a aimé mes sketchs et il m'a engagé.
Vous avez également travaillé sur Sud Radio en 2007. Est-ce qu'à ce moment vous vous dites que vous irez sur Fun ou NRJ ?
Sud Radio a été la première radio qui m'a vraiment laissé ma chance. Je faisais des parodies musicales avec ma guitare tous les jours dans l'émission « Pato et les zappeurs ». Ce n'était pas facile de se renouveler, mais honnêtement, ce n'était pas bon.
Depuis le 22 août 2011, vous co-animez le 6;9 sur NRJ qui réalise de très bonnes audiences. Qu'est-ce que ça fait d'être sur la première radio musicale de France ?
C'est valorisant car à la base j'écoutais le 6;9 et c'était un peu une référence. Aujourd'hui, faire partie de cette radio et de cette tranche horaire, c'est génial. En plus, les gens sont sympas chez NRJ.
Plus de 5 millions d'auditeurs sur NRJ. C'est stressant ?
Non car à la radio tu ne vois pas les gens qui t'écoutent. On est cinq personnes, enfermées, et on n'a pas réellement conscience que tous ces gens écoutent. J'ai fait un peu de scène avant et c'était différent car sur scène, si tu fais des vannes qui ne marchent pas, tu te le prends dans la figure direct. A la radio, tu as la chance d'être « caché » dans le studio. Mais même si on est pas drôle, c'est l'audience qui va parler.
Alors, vous prenez beaucoup de gens au téléphone, il y a eu des moments cultes, notamment sur Fun Radio ?
Oui. On ne sait pas pourquoi mais on se retrouve avec des auditeurs un peu « bizarres » par moment. Pour l'instant, on n'a pas eu ça sur NRJ parce que ça ne fait pas assez longtemps qu'on est là. Mais ce qui est bien c'est que beaucoup de gens nous suivent dans nos délires.
Vous êtes tous les matins en direct, le réveil n'est pas trop dur ? Le réveil sonne à quelle heure ?
La vérité, normalement à 4h15. Sur mon téléphone j'ai dix-neuf réveils et souvent je me réveille au dix-septième à 5h00. Bien-sûr il faut éviter de faire la fête le soir ; tu bois un verre de vin, tu es bourré pendant deux jours.
Faites-nous rêver, racontez-nous une journée type de Grégory Vacher.
Déjà les dix-sept réveils. Après j'arrive vers 5h30 à la radio, le temps d'émerger avec un café, « What else »... Ensuite on arrive en studio, on fait l'émission avec une base préparée la veille et on rebondit beaucoup sur l'actualité. Après l'émission, j'enregistre mon « Institut de sondage qui ne sert à rien » pendant deux heures. Ensuite, je rentre chez moi et je dors.
Il y a beaucoup d'improvisation ou tout est écrit ?
Les premières émissions sur Fun étaient très écrites. Il y avait beaucoup de sketchs et de faux auditeurs mais petit à petit on s'est axé sur quelque chose de beaucoup plus naturel. La plus grosse préparation c'est regarder les sujets d'actu du jour. Et d'ailleurs on remercie beaucoup DSK.
Dans le 6;9, vous recevez peu de stars, c'est un choix ?
Oui et non. En fait, on aime bien avoir quelqu'un quand il y a une vraie justification. On ne veut pas recevoir une star juste pour recevoir une star. Par exemple Adele qui est venue car elle voulait faire sa dernière interview mondiale sur NRJ, on ne va pas lui dire « non ». De toute façon, ce n'est pas ça qui fait la qualité d'une émission radio.
Pourquoi à l'antenne, on vous appelle par votre nom 'Vacher' et pas Grégory ?
C'est tout bête, la première fois que j'ai bossé avec Manu, je n'étais pas à l'antenne mais j'étais auteur et on s'appelait tous par nos noms de famille et c'est resté.
Sur NRJ.fr, vous vous décrivez comme feignant, mauvais coup au lit et fan de Manau. C'est presque ringard, c'est vrai ?
Il y a du vrai et du faux. Feignant c'est totalement vrai. La seule chose pour laquelle je ne suis pas feignant, c'est la radio. Après, je fais le ménage trois fois par an et à manger une fois par semaine. Manau, j'étais très fan : « Le vent souffle sur les plaines, de la Bretagne armoricaine... » Je connais les paroles par cœur mais ça ne sert à rien. Et mauvais coup au lit... Joker.
Est-ce que vous aimeriez avoir VOTRE émission radio ?
Peut-être mais je vis au jour le jour et j'aime vraiment trop bosser avec Manu. Plus que bosser à la radio, j'aime vraiment bosser avec lui car c'est LE mec qui m'a toujours fait marrer. Le jour où ça ne le fera plus, peut-être que j'y réfléchirai.
Et si jamais on vous proposait de faire de la télé, vous accepteriez ? Vous avez des projets ?
Oui j'aimerai faire de la télé. J'ai des petits projets en cours mais je n'ai pas trop le temps de m'investir, ma priorité c'est la radio. A la base, je me sens plus comédien que vanneur à la radio. Si je peux faire un peu radio, un peu télé, un peu cinéma, un peu boulangerie, un peu de beach-voley... Mais dans dix ans.
Sur Wikipedia, il est écrit que vous êtes animateur radio mais également humoriste, vous vous considérez comme tel ?
C'est ce que j'ai fait avant de faire de la radio, je faisais des sketchs sur scène. J'ai bossé aussi avec TV7, télé locale de Bordeaux, où je faisais des caméras cachées mais ça n'a jamais été diffusé.
Animateur radio, humoriste et maintenant chanteur (« N'oubliez pas les paroles » lundi 26 mars), que peux-t-on vous souhaiter pour la suite ?
De rester en vie déjà et de trouver une meuf aussi, ce serait cool, une normale. Sinon, que je continue à m'éclater dans ce que je fais, que ça marche et que je continue de gagner ma vie en faisant ce métier, je ne peux rien demander de plus, c'est génial.
