Batman : The Dark Knight Rises, quand la réalité dépasse la fiction
Lors d'une avant-première du dernier volet du héros Batman, un homme masqué a ouvert le feu dans une salle de cinéma. Bilan 12 morts et une soixantaine de blessés. Une affaire qui va sûrement relancer le débat sur la libre circulation des armes aux États-Unis.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, un cinéma bondé dans la banlieue de Denver au sein du Colorado. Les fans de l'homme chauve-souris sont venus assister au dernier volet de la fameuse trilogie Batman, une suite qu'ils attendent depuis 4 ans. Après 20 minutes de film, les spectateurs assistent à une fusillade à l'écran. C'est là que le cauchemar commence.
Un homme, masque à gaz sur le visage et mitraillette à la main ouvre le feu dans la salle. C'est la panique, tout le monde se met à terre et attend la fin des coups de feu pour s'échapper. L'homme est arrêté sans difficulté à l'arrière du cinéma. Derrière le masque se trouve James Holmes, un étudiant californien de 24 ans sans aucun passé judiciaire. Le procès qui a commencé aujourd'hui n'a pas permis d'en savoir plus. Regard absent, le tireur fou n'a dit mot. Seuls ses cheveux teints en orange ont traduit une certaine folie, une coloration faite pour ressembler au Joker, ennemi juré de Batman.
En raison de ses événements, l'avant-première qui était prévue samedi au Grand Rex à Paris avec l'équipe du film a été annulée.
Barack Obama et le candidat à sa succession, Mitt Romney ont tout deux stoppé leur campagne à la présidentielle par respect pour les victimes. L'actuel président américain s'est recueilli hier pendant deux heures avec les familles touchées par la fusillade.
Ce tragique épisode relance la question qui revient à chaque tuerie américaine. Les États-Unis ne devraient-ils pas voter une loi pour contrôler le deuxième amendement de la Constitution américaine qui garantit à tout citoyen outre-atlantique le droit des porter des armes ? Affaire à suivre.
